Il y avait foule ce matin là dans l’aérogare et toutes les lignes de bornes sexuelles, (nommées sex-born ou encore SB en abrégé), étaient prises par des hommes et des femmes qui se donnaient un peu de plaisir avant d’aller au travail ; Obéron et Bélinda passèrent rapidement devant la file de personnes, hommes et femmes, qui attendaient leur tour et lui dit à son épouse :
--- C’est dingue, dans quelques temps il faudra des heures pour prendre son pied !
Et elle de répondre :
--- Ben oui ! Moi, je peux le faire au boulot, alors bon… J’attendrais la pause ! Mais toi mon pauvre chéri, tu devras te la mettre sur l’oreille !
Ils se séparèrent, leurs deux navettes allant dans des directions opposées : Ils travaillaient dans deux entreprises situées loin l’une de l’autre dans la ville tentaculaire qui couvrait toute la planète en ce XXV siècle ; Obéron allait rentrer dans son bureau quand une application sur sa montre connectée le prévint qu’une borne venait de se libérer non loin de son travail. Il prévint son employeur qu’il aurait un peu de retard et fila aussitôt vers la SB…
Les fameuses bornes sexuelles étaient composées d’un cylindre en plastique d’un mètre de hauteur muni d’un écran intégré ; il fit un signe de politesse à la femme et aux deux hommes qui utilisaient les autres bornes autour de celle qui venait de se libérer. Puis il sortit son sexe à demi rigide et l’introduisit dans un orifice horizontal garni de matière très douce imitant les muqueuses d’un vagin ; ce fourreau se rétracta aussitôt sur son pénis, et grâce à l’écran tactile Obéron régla cette pression à sa guise. Puis il intervint aussi sur la température, la lubrification selon ses préférences ; il lança une vidéo où l’on voyait des gorilles saillir des guenons, se coiffa d’un casque audio et lança le mouvement de la vaginette qui enserrait son membre…
Le plaisir ressenti était extraordinaire, cette matière massant son pénis en allant et venant au rythme choisi… L’homme gémit et rajouta des vibrations au niveau de son gland, ainsi qu’une légère aspiration, puis il accéléra le va-et-vient ; rapidement, la jouissance monta en lui, il se mit à haleter tandis que sur l’écran une guenon recevait les hommages virils de trois mâles à la suite… Dont un généreusement gâté par la nature ! Puis il éjacula avec des plaintes rauques, ses doigts serrés sur le joystick qui réglait la vitesse : Il adorait que la machine continue ses mouvements après l’orgasme, au ralenti avec des accélérations ponctuelles ! Il poussa encore quelques petits cris aiguës, fermant les yeux avec une mine réjouie ; puis il lança le programme d’hygiène, un jet d’eau tiède et de désinfectant tournant autour de la verge, puis un rinçage délicat et pour finir un souffle d’air chaud pour la sécher. Obéron la retira alors de la borne, reboutonna son pantalon et souhait une bonne journée aux personnes qui prenaient leur plaisir autour de lui.
Il faillit heurter une jeune femme qui prenait la borne à sa suite, s’excusa en bafouillant :
--- Désolé… Après avoir… Je suis un peu dans le gaz !
Et elle de répondre en souriant :
--- C’est pas grave, je comprends ! Enfin, moi c’est plutôt quand j’ai envie que je suis distraite… Vous avez fini avec la borne ?
Il l’assura que oui et elle prit sa place, relevant sa jupe et en recouvrant la borne pour ne pas dévoiler son bas-ventre ; puis elle pianota sur l’écran tactile et la vaginette qui avait donné son plaisir à Obéron glissa sur le côté pour être remplacé par une godemiché. Elle hésita sur la dimension de celui-ci, et elle se décida finalement sur un « 25/5 », soit 25 cm de longueur et 5 de diamètre… En jetant un coup d’œil aux alentours comme si elle avait un peu honte de son choix ! Puis elle le fit très lentement sortir, se pénétrant avec des râles qu’elle étouffait par pudeur… Elle ajusta encore l’amplitude de pénétration, la réduisant un peu du fait du léger choc contre le col de l’utérus ; puis elle lança franchement la machine qui se mit à la pilonner à toute vitesse… Elle se colla à la borne pour ne pas risquer de tomber à la renverse, fermant les yeux de satisfaction ! Elle jouit bruyamment, ralentissant la cadence et l’amplitude pour que le godemiché ne s’agite qu’au tout début de son vagin ; puis elle l’arrêta totalement, lançant alors une violente vibrations de son extrémité… Placé tout contre son clitoris ! Littéralement pliée en deux sur la SB, elle mit longtemps à se reprendre, tandis qu’une compresse d’eau froide tamponnait sa vulve gluante de cyprine… Puis un souffle dont la température se réglait sécha son bas-ventre et elle partit en rabattant sa jupe.
Tandis qu’Obéron prenait son travail, sa femme discutait avec ses amies ; elles se racontaient à mi-voix leurs envie sexuelles. Bélinda demandait :
--- Oh les filles ! Vous avez essayé la double P ? Ça me tente, mais bon… J’hésite un peu !
Une de ces collègues, Galatéa, battit des mains :
--- Ah oui, il faut que tu essaies ! Et l’essayer, c’est l’adopter ! Perso, j’utilise jamais un seul de mes orifices, toujours les deux ! Ha, ha, ha !
Et une autre, Eris, d’expliquer :
---Si t’as jamais fait, commence par te faire enculer… Et après tu rajoutes dans ta chatte !
A la pause, Bélinda alla se placer vers la rangée de sex-born que leur employeur mettait à leur disposition, et examina celle tout au bout : En effet, il en était de particulières prévues pour les double pénétrations ; mais elle se contenta de se faire sodomiser, en se mettant de dos à la borne, et en choisissant un godemiché assez long mais très fin. Avec une cadence très lente au départ, grimaçant un peu par moment… En même temps, elle se caressait le clitoris, mais très vite elle ressentit un manque dans son plaisir ! Aussi, après un rapide coup d’œil aux alentours pour vérifier que nul ne la voyait, elle changea de borne : Elle alla vers celle du bout de la rangée, qui comportait une sorte de sellette sur laquelle on s’asseyait, de face ; puis elle choisit les dimensions des deux godemichés et lança la machine.
De l’intérieur de la sellette, l’un d’eux sortit et la sodomisa en douceur ; puis le second la pénétra vaginalement, et elle accéléra lentement la cadence. Il y avait deux réglages séparés, en vitesse et en amplitude et elle les peaufina pour trouver les plus satisfaisants… Elle se mit à gémir, d’abord tout doucement puis plus fort, sans même qu’elle s’en aperçoive ! Ses amies la regardaient en riant, et Galatéa de murmurer :
--- Vous voyez ! Elle y a goûté, c’est fini… Elle se fera ramoner par ses deux trous tout le temps ! Je le lui avais dit, na na nère !
Mais Eris d’aller se coller à une autre borne après leur avoir dit :
--- Ben moi, je vais tenter le plus gros gode possible… J’ai jamais fait… Souhaitez moi bon courage, les filles !
Et au milieu d’un éclat de rire général, elle se fit prendre par un énorme « 30/6 », soit 30 cm de long par 6 de diamètre ; Elle eut un peu de mal à se faire pénétrer, mais ensuite son vagin dilaté à l’extrême lui procura des sensations extraordinaires… Et ce fut à celle qui faisait le plus de bruit, entre elle et Bélinda ! Leur chef de service, un certain Ariel, de soupirer après ces pertes de temps ; mais la convention collective obligeait l’entreprise à mettre à disposition ces sex-born, pour le bien-être des employés !
Il faut préciser ici qu’en ces années 2500 les rapports sexuels n’étaient plus pratiqués depuis belle lurette : Devant la recrudescence des maladies, des différences de plaisir entre hommes et femmes et d’une pudeur qui allait croissante, les « fuck-machine » connurent leur heure de gloire ; mais le gouvernement mondial dut s’en mêler, car les fabricants et distributeurs de ces machines profitaient de la situation : A la fois avec des tarifs prohibitifs mais aussi avec parfois des mécanismes dangereux : Des godemichés qui occasionnaient de graves blessures vaginales, des vaginettes broyant des verges… Le tout à cause de moteur électriques qui ne répondaient plus aux commandes, de l’ensemble bielle-manivelle qui cassait et devenaient de ce fait dangereux ! Aussi l’état avait récupéré le marché, nationalisant la fabrication et la gestion du parc de sex-born ; et le fait de placer celles-ci en public, au bord des rues et sur des parkings, faisaient que ce genre de pratiques était passé du domaine de l’intime à la pratique publique : Nul ne s’offusquait plus de voir ces dames et ces messieurs se livrer au plaisir devant tout le monde, en quelques années personne ne s’en apercevait ! Que ce soit de jeunes gens découvrant leur sexualité, des personnes mûres ou même âgées : Un vieillard ayant posé sa canne et restant une heure, voir davantage, pour parvenir à jouir, une dame presque centenaire se faisant prendre par un godemiché surdimensionné en râlant de plaisir…
Le sperme collecté était bien entendu conservé dans un réservoir réfrigéré, pour l’insémination artificielle des femmes puisqu’il n’y avait plus de rapports sexuels dans les couples. La banque de sperme avait ainsi à sa disposition une quantité de liquide séminal, ce qui permettait d’isoler les meilleurs spermatozoïdes ; les maladies génétiques ayant de ce fait disparues.
Un sonnerie retentit dans le local de garde de la « PSB », la police des sex-born ; un voyant clignotait furieusement et la dame de garde de dire dans son micro :
--- Urgence nympho à la borne 724, rue Rivoli ! Je répète, urgence borne 724 !
Une patrouille de deux représentants de l’ordre partit ...
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